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des Mines |
des Technologies de l'Information |
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mirage ou opportunité ? Pour un plan d'action Contribution à l'analyse de l'économie de l'Internet |
Rapport de la Mission conduite par
Jean-Michel YOLIN, Ingénieur Général des Mines
avec
Jean-Claude Merlin, Ingénieur Général des
Télécommunications
Grégoire Postel-Vinay Ingénieur en Chef des Mines
Christian Scherer Ingénieur en Chef des Mines
Mise à jour du 15 novembre 1999
Table des matières
"Ce
qui est marginal mais croît de façon exponentielle peut devenir
majeur"
Aujourd'hui celui que l'on appelle le "réseau des
réseaux" est devenu incontournable. Il a ses fans, fascinés par
ses possibilités immenses. Il a aussi encore quelques détracteurs
de plus en plus rares, qui ne manquent pas une occasion de mettre en
évidence ses défauts de jeunesse ou les points faibles
liés à sa conception et l'absence de contrôle qui en fait
sa force aux yeux des uns et sa faiblesse aux yeux des autres. 1964 : le Ministère américain de la
Défense a l'idée d'un réseau de communication sans
véritable direction centralisée, conçu de façon
à demeurer opérationnel même si des portions
entières du réseau tombent en panne ou sont détruites
Mais
rapidement, comme c'est souvent le cas pour des innovations radicales
2(*) ce n'est pas l'usage pour lequel il
avait été conçu au départ qui prédomine : le
réseau est de plus en plus utilisé pour consulter des bases de
données, échanger des articles scientifiques puis des messages.
Depuis
1995, la National Science Foundation (NSF) ne finance plus le
réseau des universités américaines, qui constituait
l'ossature d'Internet (arrêt des subventions au NSFNet).
L'arrêt des financements publics de l'Internet ne signifie
nullement que les pouvoirs publics américains se
désintéressent de cet enjeu, toujours considéré
comme vital sur le plan géopolitique comme l'a montré la
dernière campagne présidentielle. Bien au contraire ils ont
lancé deux grands projets très ambitieux :
La
philosophie d'Internet est assez bien résumée dans cette phrase
de Dave CLARK, prononcée pour l'IETF (Internet Engineering
Task Force
www.ietf.org) :
"Nous rejetons les rois, les présidents et le vote.
Dans cet
esprit la notion même de contrôle de l'Internet est très
largement rejetée,
La
recherche d'informations économiques ou techniques ne nécessite
en première étape que l'achat d'un micro-ordinateur (moins 5.000
F) et l'abonnement à un fournisseur d'accès internet (FAI -
Provider: entre 0 et 100 F par mois).
Les
Américains ont coutume de dire : "with the internet you can be small
and look big"
L'internet est même à la portée des entreprises
"SOHO" (small office, home office), éventuellement même en
utilisant internet par l'intermédiaire de cybercafés
Le
protocole TCP/IP, système de "panneaux de signalisation", qui
régule le trafic, peut en effet être assez facilement
truqué par des internautes malveillants : en l'absence de mesure de
protection, les messages peuvent être lus ou détournés, le
site informatique envahi ou asphyxié, des virus, chevaux de Troie ou
bombes logiques introduits, des adresses usurpées: là comme
ailleurs, au-delà des précautions élémentaires
(tous les rapports entre ordinateurs doivent être
"protégés"), un choix difficile est à faire entre
l'épaisseur de la cuirasse dont on se dote et la mobilité que
l'on recherche
Il
convient de ne pas confondre dans Internet ses 2 composantes
Les plus
significatives nous paraissent être : Outre
votre message, il offre la possibilité de transmettre des "documents
attachés", texte, images, sons, vidéo,...qui peuvent d'un
clic être envoyés à une liste de correspondants aussi
longue que souhaitée ;
Elle
permet de converser à l'autre bout du monde, bientôt en
visiophonie, pour le prix d'une communication locale (celles-ci ayant pu
jusqu'à présent maintenir un niveau de prix très
élevé grâce à une absence de concurrence)
Des
logiciels comme CuSeeMe
www.wpine.com sont
déjà disponibles pour des vidéoconférences
et vous pouvez dès aujourd'hui visualiser en direct le Kremlin
http:kremlincam.com, le
chantier de la Potsdamer Platz
http://cityscope.icf.de/cityscope_eng/current.html l'état
du trafic dans de nombreuses localités (30 caméras couvrent
les points névralgiques de virginie :
www.erols.com/tvn/tvn3.html
) ou ce qui se passe dans les cuisines du restaurant japonais de San
Francisco où vous avez réservé pour la semaine
prochaine (
www.kpix.com/xtra/live/html
)
Les
forums de discussions (Newsgroup) les listes de diffusion (mailing list)
et les espaces de bavardage (chatrooms), permettent des échanges
de toutes nature entre les internautes, des plus frivoles au plus
professionnels): ils se comptent aujourd'hui par dizaine de milliers
De
nombreux appareils, équipés de microprocesseurs deviennent
grâce au protocole de l'Internet (IP) capable de communiquer entre eux:
IP est en quelque sorte l'espéranto des machines intelligentes
L'augmentation des débits disponibles et
l'amélioration des technologies de compression permet à de
nombreuses radios d'émettre sur l'Internet et l'on entrevoit
l'arrivée de télévisions à la demande
Avec
gants et casque la communication (virtual technologie :
www.virtex.com, alioscopie
www.micronet.fr/~emuller/FRAMES/Alioframe.html ) peut
également concerner le toucher ainsi que la vision et l'audition
tridimensionnelle (Qsound :
www.qsound.ca ).
Internet
est en passe de devenir le premier réflexe dans un processus de
recherche d'information On
estime actuellement le nombre de documents publiées par les
entreprises, les chercheurs, les institutions ou les particuliers à
1,8 milliard dont 800 millions accessibles par le Web:
Préambule.
L'an dernier ce rapport était élaboré à la demande
du Ministre afin
Depuis lors, dans notre pays, beaucoup de chemin a été parcouru
sous l'impulsion d'initiatives tant publiques (dans le cadre du PAGSI) que
privées.
· de contribuer à la réflexion sur les actions à conduire
au profit des PME.
Quatre nouvelles missions aux Etats-Unis et de très nombreux contacts
avec des entreprises françaises et européennes nous ont cependant
montré que si 1998 a été ici l'année du
décollage, outre atlantique comme chez nos voisins d'Europe du Nord ce
fut celle de l'accélération.
Si nous ne sommes pas conduits à apporter des changements majeurs dans
nos analyses quant aux enjeux et aux opportunités il n'en reste pas
moins qu'un certain nombre de concepts nouveaux ont émergé, que
les idées se sont affinées et que le "gisement d'idées"
que nous avons essayé de constituer pour ceux qui veulent aller de
l'avant s'est largement enrichi et ne se limite pas aux petites entreprises.
· Mais nous ne comblons pas encore notre retard vis à vis de pays
qui poursuivent une croissance exponentielle ni en terme de volume ni en terme
de sophistication des usages
Aussi un grand nombre de personnes (entreprises, sociétés de
conseil, organismes de formation, ...) nous ont suggéré d'assurer
la mise à jour d'un rapport qu'ils utilisent comme document de
référence (support de cours, source d'exemples d'application pour
la sensibilisation et le conseil, guide méthodologique, ...).
La présente version essaye de répondre à cette demande
avec une refonte totale de la partie centrale de la première version.
Comme la précédente, celle-ci est consultable à l'adresse
www.ensmp.fr/industrie/jmycs (depuis sa première publication
ce rapport a reçu 520.114 requêtes provenant de 61 pays),
où il est possible de la télécharger ou de l'utiliser en
format html comme plate-forme de navigation pour accéder à toutes
les sources citées.
En outre une page de News -
www.yolin.net - permettra de
continuer à l'enrichir progressivement par des développements
spécifiques (intelligence économique, création
d'entreprises dans les NTIC, infrastructures et aménagement du
territoire, Internet et collectivités locales, ...) et de rester
à votre écoute pour continuer à capitaliser notre
expérience collective.
Merci à tous
197
Jean-Claude Pelissolo
Quelles initiatives prendre ?
1 L'Internet en deux mots
1.1 Le fruit étrange de la liaison entre la rigueur des militaires et la
créativité libertaire des chercheurs sur fond de guerre
froide
1.1.1 Dans les années 70, une initiative pour limiter la
vulnérabilité des réseaux informatiques en cas d'attaque
nucléaire :
Paul Baran de la Rand Corporation en invente l'architecture avec la
numérisation du réseau et le découpage de l'information en
petits blocs : L'originalité du système mis en place, qui assure
son invulnérabilité, est l'absence de point central :
Le réseau fonctionne sur un mode purement coopératif avec une
multitude d'ordinateurs et de réseaux locaux ayant tous les mêmes
prérogatives.
Chaque ordinateur "serveur" qui se connecte pour émettre et recevoir sur
l'internet, participe en outre au routage des messages qui circulent à
travers le monde selon des cheminements quelque peu aléatoires : il
reçoit des serveurs voisins des "paquets d'information" (les messages
trop longs doivent en effet être tronçonnés en petits
"paquets") et en fonction de l'adresse de destination, le transmet à son
tour à un autre ordinateur qui se trouve "à peu près" dans
la bonne direction et dont la ligne est disponible (les paquets composant un
même message empruntent éventuellement des chemins
différents et n'arrivent pas obligatoirement dans l'ordre initial)
Réaction1(*) d'AT&T:
"c'est aussi stupide que de mettre le pétrole dans des tasses
à café pour le transporter dans un pipeline".
En 1969, Larry Roberts de l'Agence américaine de l'armement
(Arpa) demande à quatre universités américaines de
mettre ces idées en pratique dans un réseau expérimental.
Quatre supercalculateurs sont interconnectés en 1971 : c'est le
réseau Arpanet:
Dès cette époque se met en place ce que certain ont appelé
une "adhocratie" avec une coordination d'étudiants qui
développent les idées de "protocoles" et de "RFC"
(Request For Comment) permettant de lancer les idées nouvelles et de les
tester auprès de la communauté
Les chercheurs américains utilisent très vite ce réseau
qui leur permet de se partager des capacités de calcul, très
onéreuses à l'époque.
1.1.2 Un apport décisif des chercheurs en terme d'ergonomie et de
convivialité :
Quelques étapes :
1971 Louis Pouzin, chercheur à l'INRIA,
épaulé par Michel Montpetit inventa le
"datagramme", pièce essentielle de la transmission par paquet qui
ne nécessite plus l'immobilisation d'une voie de communication comme le
protocole américain de l'époque (Host-Host) : c'était le
début du réseau Cyclades.
1972: André Truong, créateur de la
Société R2E, et François Gernelle, son
directeur général, pour répondre aux besoins de l'INRA
(Institut de Recherche Agronomique) invente le premier micro-ordinateur
: le Micral, autre pièce essentielle du futur réseau
Internet, (réaction d'alors d'un haut responsable de Bull "vous
n'avez jamais rien compris à l'informatique"),
1972 sur l'initiative des chercheurs américains, invention du
courrier électronique et du "@" et création d'un
groupe de travail en vue de définir un standard d'interconnexion.
1974 : Vinton Cerf met en oeuvre le concept de datagramme,
développé avec "Cyclades", dans le réseau Arpanet
pour créer un des protocoles de base de l'Internet : TCP
(protocole de contrôle de transmission)
Dès cette période, la participation de pays autres que les
Etats-Unis à des travaux de spécifications et de tests est non
négligeable : En France, l'inria et le Cnet
www.cnet.fr sont
particulièrement actifs.
C'est aussi l'époque où le CNET "invente" l'ATM
www.atmforum.com qui a
été jusqu'à aujourd'hui une technologie essentielle pour
accroître de façon considérable les capacités de
transports des réseaux de télécommunications pour la
transmission de données.
1977 : , le protocole d'adressage IP (Internet Protocol) voit le
jour : il vient compléter le protocole TCP. Dès lors, pour
reprendre la définition de l'AFTEL :
"Un internet est alors défini comme un ensemble de réseaux
interconnectés et l'Internet, comme l'ensemble des réseaux
Internet interconnectés à l'aide du protocole TCP/IP"
76-78 : le projet Cyclades beaucoup trop "déstabilisant",
moins "contrôlable" pour les modèles établis dans notre
pays, se heurte à une très violente hostilité de
l'administration des PTT : celle-ci développe la norme X25 issue
du protocole "Host-Host" américain, crée Transpac et obtient
l'arrêt du projet Cyclades (qui n'aura coûté au total que 20
MF) : le protocole TCP IP devient "hors la loi" (alors qu'à ce moment il
permettait déjà des débits 30 fois plus
élevés : 2.000 kbit/s contre 64 kbit/s pour Transpac).
Dany Vandrome, Directeur de Renater,
www.renater.fr rappelle qu'en
1984 nos chercheurs devaient se déplacer à Londres pour se
connecter à ARPANET ...
Sur cette base est lancé le Minitel à l'abri des
perturbateurs. "A cette époque déjà les tarifs
dans notre pays plus du triple de ceux pratiqués aux Etats-Unis
pour les entreprises" (Robert Mahl, Annales des mines - nov 96).
1981: la NSF (National Science Foundation) décide de financer un
réseau "Computer and Science Network" qui deviendra plus tard le
NSFNet afin d'offrir aux universités des services tels que la
messagerie.
1982 la bureaucratie et les grandes entreprises
américaines (IBM, Digital, HP,..)essaient d'imposer un standard
"vraiment professionnel": l'OSI: le consensus des internautes sur TCP/IP
conduit à l'échec de cette offensive
1990: Tim Berners-Lee chercheur au CERN
www.cern.ch (centre
d'étude et de recherche nucléaire de Genève) invente avec
ses collègues le World Wide Web (WWW) et le langage hypertexte
(HTML)
www.w3.org/History.html
:
Derrière les images ou les mots clefs choisis par les auteurs de pages
publiées sur le réseau, se cachent les adresses (hyperliens)
d'autres pages d'information, situées éventuellement à
l'autre bout du monde.
1993 :Grâce aux navigateurs dont l'ancêtre fut MOSAIC
inventé par Marc Andreesen de l'université de
l'Illinois, d'un simple clic de souris, l'internaute peut naviguer vers
cette nouvelle adresse sans avoir besoin de savoir ni où il va, ni par
quel chemin.
L'Hypertexte contient aussi bien des images, des sons ou des séquences
vidéo que du texte proprement dit.
L'augmentation de puissance des PC à prix constant, (voire
décroissant) leur facilité d'emploi, permettent à cette
même époque une explosion du nombre d'internautes.
2000 Lancement par le gouvernement américain du projet NGI
(internet de nouvelle génération) l'objectif des USA n'est plus
militaire stricto-sensu mais il n'en est pas moins considéré
comme un enjeu stratégique majeur pour conserver leur leadership
1.1.3 Qui paye ? Qui contrôle ? :
1.1.3.1 Aujourd'hui un financement à 90% privé et une
régulation par consensus
Depuis avril 1995, Internet fonctionne en réseau coopératif.
Aujourd'hui chacun (les opérateurs principaux, les prestataires grand
public, les entreprises, les particuliers) paie un tronçon de
réseau.
Les fonds publics avaient assuré au début la croissance du
réseau, mais les entreprises ne dépendant pas des organismes
payeurs ne pouvaient pas y accéder. Depuis, des réseaux (au
départ indépendants), à vocation commerciale se sont mis
en place et connectés au réseau des réseaux.
A l'heure actuelle, la majorité du trafic est d'origine commerciale et
plus de 90% du financement proviendraient de fonds privés.
1.1.3.2 ...sauf pour préparer la génération suivante : une
action forte de l'Etat américain
NGI : Next Generation Interne (
www.ngi.gov) visant à
créer une infrastructure "Terabit" mille fois plus puissante que
l'actuelle : VBNS (Very High Performance Backbone Network Service
www.vbns.net) et mobilisant les
moyens du pentagone (DASA, NSA) de la NASA et du département de
l'énergie (DOE).
Internet 2
www.internet2.edu avec les
universités, centres de Recherche et Industriels pilotes qui ont
l'objectif de développer de nouvelles applications tirant parti de cette
puissance nouvelle (travail coopératif, médecine,
éducation, commerce, ...)
Un projet analogue est en cours de développement au Canada :
Canarie (
www.canarie.ca)
www.canet.upc.es/ngi.world.html présente une vue globale
des projets "NGI" dans le monde.
Certains regrettent vivement que l'Europe ne se donne pas les moyens de
rester dans la course pour cette prochaine étape qui se prépare
outre atlantique tant au niveau des infrastructures que des nouvelles
applications permises par celles-ci, alors que les moyens financiers sont
relativement modestes (100 millions de dollars par an pour le projet NGI: ce n'est guère que 1/350e de la
capitalisation d'une entreprise qui a émergé de la
génération actuelle comme Yahoo!)
1.1.3.3 Qui le contrôle ? : une régulation par
consensus
Nous croyons dans le consensus et les règles évolutives".
L'association étroite entre les phases de développement et de
déploiement "rough consensus and running code" favorise plus
l'innovation que les positions acquises.
Le fonctionnement de l'Internet est assuré par un certain nombre de
commissions et groupes de travail
En 1992 l'Internet Society est chargée d'assister l'IETF
et l'IAB (Internet Architecture Board), avec pour mission de diffuser
l'information au public, de promouvoir la coopération mondiale et la
coordination d'Internet, de ses technologies interréseaux et de ses
applications.
L'IETF suit l'évolution des protocoles TCP/IP, de leur standard et de
leur intégration avec d'autres protocoles.
Existe aussi, en matière de recherche, l'Internet Research Task Force
(IRTF) qui explore les techniques avancées en matière de
communications/réseaux, et, pour le développement d'un droit
adapté à Internet, l'ILPF (Internet Law&policy Forum)
ISTF (Internet Societal Task Force, présidé par Vint Cerf
se penche sur l'impact sociétal de l'Internet et plus
concrètement WAI (Web Accessibility Initiative) met au point des
standards afin de rendre accessible le web aux handicapés notamment les
aveugles.
Enfin, il faut citer le WWW Consortium (ou W3C) pour
développer et promulguer des normes (comme Http en partenariat avec
l'IETF, HTML, XML,...), ainsi que ICANN
www.icann.org (Internet
Corporation for Assigned Names and Numbers) qui a récemment
remplacé l'IANA après d'intenses débats au sein d'un forum
international et qui est chargé des questions de noms de domaines et des
adresses.
L'INRIA joue dans ce domaine un rôle majeur puisqu'il est l'un des
trois piliers mondiaux du WWW Consortium aux côtés du MIT aux USA
et de l'université Keio au Japon et qu'elle en assure aujourd'hui
la présidence.
Malgré cela Jean-François Abramatic, Président du
consortium ne peut que regretter "un déficit de compétences
françaises particulièrement apparent dans les organisations de
standardisation de l'Internet"
1.1.4 Une technologie peu onéreuse, et accessible aux
PME
Créer un simple site Web coûte de 5 à 100 kF
d'investissement initial et entre quelques centaines et quelques milliers de F
par mois pour les mises à jour et l'hébergement (il nous a
même plusieurs fois été indiqué que les sites les
plus réussis avaient été réalisés par de
jeunes ingénieurs en stage).
"C'est 20 fois moins cher qu'un serveur vidéotex" (Henri de
Maublanc président de l'AFTEL)
La taille de l'entreprise ne paraît pas un facteur déterminant
du succès :
Bern KRETSCHMER spécialiste allemand d'Internet
écrit :
Sur le réseau, ce qui compte est l'image qui s'affiche à
l'écran : elle se fait remarquer grâce à la
créativité et à la richesse des idées.
Les grosses entreprises sont plutôt sous-représentées sur
Internet parce que des marchés rapidement mouvants réclament des
collaborateurs particulièrement dynamiques et des décisions
extrêmement souples...
Pour se présenter elles-mêmes sur le Web, de petites
sociétés n'hésitent pas à employer de jeunes
diplômés, pleins d'allant, et souvent habiles. Alors que les
grosses sociétés confient souvent leur présence sur le Web
aux Agences de publicité. Celles-ci n'apprennent que lentement les lois
du Web qui sont différentes de celles qui appartiennent à
l'univers de l'imprimé.
A Autrans'99 Christian Huitema déclarait :
" quand j'étais jeune, pour gagner mon argent de poche, je tondais
la pelouse du voisin, aujourd'hui mes enfants font le site web du
commerçant du coin "
Nous avons pu de nombreuses fois vérifier la justesse de cette analyse.
Pour le client, ce qui est important, c'est de trouver une forte
capacité d'écoute auprès de son fournisseur et, là
encore, c'est souvent la PME qui sera la plus réactive.
Christophe Lambrecht, fils du patron d'une petite entreprise
artisanale "l'écrin du meuble", fabricant des meubles de style
à Corbeil-Essonnes, disposait entre sa sortie et l'école et son
départ au service militaire en février 98 d'une courte
période qu'il mit à profit pour créer un site catalogue
www.chez.com/ecrin :
quelques semaines après un acheteur américain distributeur de
literie française prenait contact avec lui pour venir voir la production
C'est aussi le fils de Christian Hébert qui a
développé le site
www.mangastore.com ,
librairie Teshima spécialisée dans les bandes
dessinées japonaises
comme par exemple la chaîne Kinko's aux USA qui offre un
environnement professionnel aux très petites entreprises, avec
facturation à l'heure : accès internet, imprimantes haut de
gamme, fournitures spéciales, gestion comptable,...ou plus modestement
mais avec de grandes ambitions, NewWorks dans le IXème arrondissement
à Paris
www.newworks.net
Nous avons même pu noter que la plupart du temps dans les grandes
structures privées ou publiques les développements réussis
étaient le fait de " francs-tireurs" agissant en marge (voire contre)
les hiérarchies
L'existence d'un service informatique puissant est
généralement considérée comme un lourd
handicap au départ car celui-ci a naturellement tendance à
brider des développements qui lui échappent.
Bernard Siouffi, délégué
général de la VPC, souligne que, heureusement, avec le
décollage du commerce électronique les projets internet
commencent à quitter les directions informatiques pour aller dans celles
chargées du Marketing
Cette évolution ne se fait pas sans crises comme nous avons pu le noter
à plusieurs reprises
De même une direction de la communication richement dotée
risque d'émasculer la dimension stratégique de la mutation vers
l'internet en la confinant dans le monde du paraître
Netsurf signale par exemple qu' en 1997 lorsqu'on a voulu
féliciter LCI (filiale tout info de TF1)de sa remarquable
initiative on s'est rendu compte que les dirigeants de la chaîne
ignoraient même qui en était à l'origine.
Dans un registre voisin Jean-Noël Tronc (Annales des Mines de
nov96) rappelle qu'un des sites les plus visités - le WebLouvre -
est issu de l'initiative privée d'un étudiant parisien
(Nicolas Pioch) et que la première initiative significative dans
l'administration - ADMINET - a été le fait d'une
initiative personnelle d'un fonctionnaire (qui a pu heureusement s'appuyer
sur l'Ecole des Mines de Paris) mais qui n'a pas toujours
bénéficié d'encouragements particuliers de sa
hiérarchie
Les PME ayant su occuper de petites niches de produits ou
services à vocation internationale, sont sans doute parmi les
mieux placées pour une utilisation efficace d'Internet
De même grâce à Internet l'échange de données
informatisées EDI entre entreprises a vu ses coûts
s'effondrer d'un facteur supérieur à 20 (et ce coût va sans
doute encore baisser dans l'avenir avec le développement de XML)
Ce qui était réservé aux grands groupes au temps d'X400 est maintenant à la portée des PME
Internet ou Extranet
Voir page
99
1.1.5 Invulnérable aux attaques atomiques... mais pas aux pirates :
l'e-crime
Par ailleurs la copie numérique est d'une extrême facilité
et la gestion des droits d'auteurs prend une dimension nouvelle
1.1.6 Une distinction à opérer entre réseau de transport
et règles de circulation: "la tuyauterie"(le réseau Internet) et
les "protocoles" (les technologies Internet)
C
C
TCP/IP pour le transfert des paquets, HTTP pour le
transfert de pages en hypertexte (HTML, XML), HTTPS pour
les transferts sécurisés par cryptage, SMTP ( Avec
grâce au metaformat MIME la possibilité de transmettre dans un
même message des données hétérogènes : texte,
images,...) et POP3 pour le courrier électronique, NNTP
pour les News, IRC pour le "bavardage", VXML
www.vxml.org pour la voix,
GOPHER pour les banques de données
C'est ce que nous appellerons dans la suite de ce rapport les technologies
Internet bien qu'il s'agisse davantage de "standards" que de "technologies"
proprement dites.
1.2 Au-delà du mail et de la navigation, les multiples fonctions
d'internet:
1.2.1.1 De nouveaux moyens de communiquer rapides, bon marché, efficaces
ouvrant de nouvelles possibilités
1.2.1.1.1 Le courrier électronique
l'e-mail
Un autre clic chez le destinataire sur le bouton "répondre" et le
corps du message est prêt, avec la bonne adresse pour répondre
à l'émetteur (avec ou sans copie aux autres destinataires).
L'e-mail permet tout à la fois des échanges en temps
quasi-réel tout en étant beaucoup moins
" invasif " que le téléphone : il permet une
meilleure organisation de son temps, une possibilité simple d'archiver
vos messages et de les retrouver à partir de n'importe quel mot ou
morceau de mot qu'il contient (expéditeur, objet, texte,...) sans avoir
même besoin de les classer:
AOL indique que ses seuls abonnés ont envoyé
plus d'un milliard d'e-mail sur le mois d'octobre 98
De nombreux nouveaux terminaux apparaissent qui permettent de
communiquer sans ordinateur : pagers, webphones, webTV, agendas
électroniques
La reconnaissance vocale qui a fait des progrès
considérables permet de dicter directement le courrier (ceci est
particulièrement précieux pour les cadres qui n'ont pas toujours
une bonne maîtrise du clavier),
Les leaders sont Via Voice
www.software.ibm.com/speech , Dragon Dictate,
www.dragonsys.com et
Lernout&Hauspie
www.lhs.com
Nuances
www.nuance.com ,
système multilocuteur de reconnaissance permet de prendre les ordres de
bourse par téléphone
www.voxml.com
Pour un panorama général de ces technologies:
www.speachcentral.com
et
www.voicerecognition.com
Signalons en outre qu'Elan informatique, entreprise française
leader de son secteur (
www.elan.fr ) permet de lire
vos messages.
Vous pouvez même envoyer un e-mail à un
téléphone mobile par
numéro@sms.itineris.tm.fr
1.2.1.1.2 La téléphonie "IP":
l'international pour le prix du local avec d'importantes fonctionnalités
en sus
Net2phone, gratuit, assure la communication de PC à PC (
www.net2phone.net ) tout
en gardant la possibilité, en même temps, sur la même ligne
de transmettre schémas, dessins, photos ou fichiers,
Olitec
www.olitec.com lance le
Speak'Net V90 qui permet d'appeler n'importe quel type de
téléphones
www.von.com/teleph.html présente informations et
références dans ce domaine
L'adoption du standard H323 apporte une réponse aux
problèmes de compatibilité existant encore actuellement
Aujourd'hui 30% des Californiens utilisent l'IP pour leurs appels
internationaux et IDC
www.idcresearch.com estime que 24 % des
internautes sont prêts d'utiliser le Net comme opérateur longue
distance: de 310 millions de minutes en 1998 la consommation bondit à
2,7 Milliards en 1999 (étude IDC
www.idc.com)
Patrick Sarrazin de Logical a vu ainsi le coût de ses
communications vers son bureau de Shangaï divisé par 10!
Grâce à l'Appliophone il n'est dès aujourd'hui
même plus nécessaire de disposer d'un micro ordinateur pour
profiter de la technologie IP
Bertelsman a ouvert son service Aventi à Hambourg et Munich , et
MCI-Worldcom prévoit d' assurer 50% de son trafic
téléphonique par internet
De nombreux prestataires permettent ainsi un appel de téléphone
traditionnel (POT "plain old telephone") à
téléphone traditionnel, en passant par une "passerelle IP":
On appelle un central par une liaison téléphonique locale
normale, celui-ci établit la communication avec un autre central
localisé près de votre correspondant qui appelle à son
tour le N° demandé
C'est ce que propose Poptel
www.poptel.fr avec sa carte
prépayée qui offre jusqu'à 70% de rabais ou Global
Media Concept, qui, grâce à son réseau de voix sur IP,
annonce une réduction de 80% des factures à qualité
identique
Surtout, au delà du prix la téléphonie IP permet des
services beaucoup plus "riches" que la téléphonie
traditionnelle: transmission de textes, de photos, de dossiers au fil de la
conversation, possibilité de partage de fichier (par exemple il est
possible de travailler sur un croquis), possibilité de cryptage des
échanges,
Mais aussi possibilité de traitement automatique des appels " <si
c'est> M Dupont <qui appelle> <alors répondre
automatiquement> M Durand est actuellement absent voulez-vous
laisser..."... (voir Netcentrex
www.netcentrex.net) ...
1.2.1.1.3 La visiophonie pour une communication plus
riche
Vous pouvez également suivre l'avancement de votre propre chantier
à l'autre bout du monde
1.2.1.1.4 Des Forums, des espaces pour bavarder,
Les " chatrooms " peuvent servir de " salle de réunion
virtuelle " les échanges par le protocole IRC se faisant en temps
réel (mirc :
www.mirc.com)
1.2.1.1.5 Un outil aussi de communication entre les
machines
Michael Dell pense qu'en 2001 il y aura 2 milliards d'objets
connectés dont seulement le tiers d'ordinateurs et les
américains parlent de "l'Evernet" pour "Internet Everywhere", ce
que l'on pourrait traduire par le "tout internet"
Machines outils à commande numérique: aux USA de plus en
plus d'industriels connectent leurs machines à l'Internet: cela leur
permet de programmer, d'exécuter et de contrôler les travaux, de
réparer à distance ou de faire appel pour ce faire à des
prestataires extérieurs
Distributeur de boisson qui peut demander en fonction de ses stocks, de
l'heure et de la température à être
réapprovisionné...
mais aussi dans la domotique
le réfrigérateur qui gère les stocks, passe les
commandes au magasin et vous propose des menus optimisés en fonction des
dates de péremption. Il peut bien évidemment être
consulté à distance (screenfridge Electrolux)
la machine à laver qui signale ses pannes au service
après-vente (Merloni)
et les WC qui vous pèsent et procèdent aux analyses
permettant d'établir votre bilan de santé en temps quasi
réel grâce à une connection avec l'hopital et vous propose
les menus les plus appropriés (Matsushita Tokyo)
1.2.1.1.6 La Radio et la télévision sur
internet
Déjà aujourd'hui, avec une résolution certes modeste on
peut accéder avec Realvideo à certaines émissions (Canal
Atelier de Bnp-Paribas
www.canal-atelier.com
, Cyperus
www.cyperus.com , CanalWeb
www.canalweb.net ,...) ou
téléparticiper à des congrès (Il vous était
loisible de suivre en direct la Conférence de Kyoto sur l'effet de
serre, et poser vos questions aux orateurs
www.cop3.or.jp)
EUnet Multimedia Network Service en s'appuyant sur 8 serveurs relais qui
lui permettent de contrôler la qualité de bout en bout offre
déjà le multimédia en direct. C'est le moment de prendre
les places pour être prêt pour l'arrivée de la large bande
(ATT
www.att.com, @home
www.athome.net ,...)
1.2.1.1.7 Et de nouveaux outils se préparent à sortir des
laboratoires
Alpha Mos vient de lever 43 MF sur le Nouveau Marché à
Paris pour numériser l'odorat et le goût.
En Californie Digiscent développe un procédé
permettant de créer des odeur par ordinateur, de les diffuser via
Internet et de les synthétiser chez le destinateur avec un petit
boitier, iSmell équipé de cartouches d'odeurs de base
IBM de son côté développe dans ses laboratoires un
écran intégré dans le verre d'une lunette
Signalons enfin FEELit espèce de souris tactile produite
par la société "Immersion" y rajoute la capacité
de sentir la texture de l'objet affichée sur l'écran (on
imagine les applications pour le commerce électronique, notamment
là où le toucher est important, comme pour les textiles)
Opiocolor
www.opiocolor.com PME installée à
Opio près de Nice, fabricant des mosaïques en pâtes de
verre pour fonds de piscines, salles de bain ou façades, reproduit
dessins peinture ou photos que souhaite son client:
Depuis 1997, grâce à virtual Mosaïc, un logiciel
relié à un casque de réalité virtuelle il
permet au client de visualiser immédiatement le résultat final et
d'apporter les retouches souhaitées.
Le fichier numérique est alors transmis à l'usine via internet,
processus qui a conduit à ramener le délai de
conception-fabrication de 3 mois à 10 jours.
L'entreprise dont on pouvait craindre la disparition face à la
concurrence italienne espagnole et chinoise compte maintenant 40 personnes et a
ouvert des filiales à Hong Kong et Dubaï
Enfin de nombreux laboratoires travaillent à la convergence de tous les
"portables" vers un outil intégré combinant les
fonctionnalités de chacun (téléphone, organiseur,
pager, balladeur, microordinateur, e-book,
voir page
119)
Ce type de services, gourmands en capacité de transmission, et de ce
fait encore peu répandus devraient connaître un très fort
développement avec les gigantesques investissements dans les fibres
optiques, la mise en place de constellations de satellites en orbite basse
l'utilisation par Internet des réseaux câblés,
l'utilisation des transmissions par voie hertzienne (MMDS), les nouvelles
normes permettant le haut débit pour les mobiles, l'utilisation des
réseaux électriques permettant de hauts débits3(*), le développement d'algorithmes de
compression et l'arrivée à maturité d'une nouvelle
technologie (ADSL
www.adsl.com ) permettant une
multiplication par plus de 100 de la capacité des paires de cuivre des
lignes téléphoniques traditionnelles
voir page
114
1.2.1.1.8 Trouver des informations parmi des centaines de millions de
documents
1.2.1.1.9 Les moteurs de
recherche
S'il est aisé de trouver un document dont vous connaissez l'adresse et,
en suivant les "liens", de naviguer d'un document à l'autre à la
recherche d'information, ce type de "navigation" au hasard sur le Web trouve
rapidement ses limites:
une des innovations majeures qui ont concouru au développement du Web
sont les "Moteur de Recherche"
Ces outils informatiques puissants et conviviaux, permettent de trier parmi
cette masse d'information considérable et il n'est pas exclu de
trouver une aiguille dans une botte de foin parmi les 300 millions de documents
qu'ils analysent et indexent
Par ailleurs les logiciels de traduction automatique, quoique encore
perfectibles (on devrait plutôt parler d'outils de compréhension
voir page
37), permettent de ne pas
limiter sa recherche aux sites dont on comprend la langue
Ces moteurs sont utilisés plusieurs dizaines, voire centaines
de millions de fois par jour (RelevantKnowledge, oct 98)
Les plus visités ont pour nom Yahoo!
www.yahoo.com, Excite
www.excite.com,
Infoseek
www.infoseek.com,
Lycos
www.lycos.com, HotBot
www.hotbot.com ou Alta
Vista
www.altavista.com,
De nouveaux venus tout à fait remarquable par leur vitesse et leur
pertinence apparaissent chaque mois dont certains comme Fast Search
www.alltheweb.com et
surtout Google
http://google.com
méritent d'être signalés
Pour les moteurs francophones citons, outre les déclinaisons
spécialisées des moteurs américains, Voilà
www.voilà.fr ou
Lokace
www.lokace.fr,),
Des "métamoteurs" font travailler en parallèle les
meilleurs moteurs du moment et vous livrent une synthèse (plus ou moins
élaborée) des résultats. Parmi les plus connus :
MetaCrawler
www.metacrawler.com
Mega Francité
http://mega.francite.com,
SavvySearch
www.savvysearch.com
d'autres moteurs plus spécialisés, prenant acte du fait
que les moteurs généralistes ont du mal à suivre
l'explosion du nombre de sites et n'en référencent plus qu'une
partie, permettent de meilleurs résultats dans certains domaines comme
la recherche d'adresses avec Voilà
www.adressemail.voilà.fr Yahoo! Annuaires
http://fr.people.yahoo.com
Lycos WhoWhere
http://french.whowhere.lycos.com,
La recherche de logiciels avec Filez.com
www.filez.com,
Les fichiers son, image ou vidéo avec Media Finder
http://image.altavista.com
La gastronomie avec Gourmetsecker
www.gourmetsecker.com
,
Ou une région Click'in! Auvergne
http://clickin.gdebussac.fr
, Nantes
www.cybernantes.com ,la
façade atlantique
www.alouest.net ,
Breizhoo
www.breizhoo.com pour la
Bretagne
Certains moteurs permettent également de rechercher de la musique
http://mp3search.lycos.com
, voire même des images :
L'Inria a développé Surfimage qui permet de retrouver les
images qui " ressemblent " le plus au modèle proposé
www-rocq.inria.fr/cgi-bin/imedia/surfimage.cgi qui sera
développé par la start-up Elucid Technologie
pour un panorama complet et à jour sur les moteurs, avec banc
d'essai, classement par catégorie,... voir
www.abondance.com,
www.searchengines.net,
www.beaucoup.com,
www.search.com,
http:/